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Dimanche 16 mars 2003
SEINE
RISQUES NATURELS Une inondation comparable à celle de 1910 coûterait entre 4,5 et 12 milliards d'euros Crues de la Seine : l'alarmant constat du plan de prévention
 Muriel Frat [14 mars 2003]
 «Plus de 600 000 personnes sont situées dans des zones exposées aux crues dans l'agglomération parisienne dont 270 000 dans Paris même.» Le Plan de prévention du risque d'inondations (PPRI) de Paris, soumis à enquête publique jusqu'au 17 mars, a de quoi inquiéter les habitants de la capitale. Surtout ceux du XVe arrondissement où 83 000 personnes sont exposées, du XIIe (30 634 personnes concernées) et du VIIe (24 376 habitants menacés).
Les conséquences de crues comparables à celles de janvier 1910 seraient considérables. Logique, dans la mesure où «Paris connaît une urbanisation ancienne, dense et continue, et regroupe de nombreux enjeux qui concernent aussi bien la sécurité des personnes, la sécurité des biens, l'activité économique ou l'administration de la France.»
Un grand nombre d'équipements et de services publics sont situés en zone inondable. En première ligne, les monuments et édifices historiques, classés ou inscrits en totalité ou partiellement (pour une façade, une toiture). En tout, «384 immeubles sont ainsi concernés», indique le document. D'autres lieux classés au titre de la loi de 1930 sur la protection des sites sont également menacés : le square du Vert-Galant (Ier), le Jardin des Plantes (Ve), l'esplanade des Invalides (VIIe), le cours Albert-Ier (VIIIe), la place de la Concorde (Ier et VIIIe) ou encore le bois de Boulogne (XVIe).
Plusieurs bâtiments abritant des institutions pourraient être touchés par une crue centennale, et en premier lieu «la présidence de la République, l'Assemblée nationale et presque tous les ministères à des degrés divers». On pense aux ministères de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Economie, de la Justice. Des autorités de contrôle, comme la Cour des comptes, le Conseil d'Etat, la Commission des opérations de Bourse (COB), sont implantées en zone inondable.
Si l'Hôtel de Ville est sauvé des eaux, «l'administration de la ville de Paris ne serait, en revanche, pas épargnée : l'immeuble administratif commun à la Mairie de Paris et à la Préfecture (17, bd Morland, IVe) est menacé, ainsi que plusieurs bâtiments occupés par des directions (Direction de l'action sociale, de l'enfance et de la santé, Direction des systèmes et des techniques d'information, Direction des moyens généraux)». Même la Direction de la prévention et de la protection n'échappe pas aux risques. Vingt et une ambassades (du Royaume-Uni aux Etats-Unis en passant par l'Etat du Qatar) pourraient se retrouver mouillées.
Plus préoccupant, «de nombreux établissements de santé, parmi lesquels l'Hôpital européen Georges-Pompidou, le centre hospitalier de La Pitié-Salpêtrière, l'hôpital des Quinze-Vingts, dix-huit établissements de soins, seize lieux d'hébergement pour personnes âgées et seize lieux d'accueil pour personnes handicapées ou en difficulté sont situés en zone d'aléa».
Sans oublier d'autres services publics dont la paralysie sèmerait une belle pagaille : trois gares (Saint-Lazare, Lyon, Austerlitz), de nombreuses stations de métro, l'héliport de Paris/Issy-les-Moulineaux, les réseaux de distribution d'eau, de gaz et d'électricité, plusieurs chaînes de télévision (France 2, France 3, Canal +), quelques opérateurs de radio dont Radio France, des opérateurs téléphoniques et divers établissements postaux. A cette liste s'ajoutent vingt-neuf musées importants et seize bibliothèques dont la bibliothèque François-Mitterrand, ainsi que plusieurs lieux de culte.
Une bonne nouvelle, cependant : «La crue étant une crue lente, le risque pour les personnes est relativement contrôlable. La lenteur de la montée des eaux permettra d'évacuer toutes les personnes qui vivent, travaillent ou sont hospitalisées dans les secteurs susceptibles d'être inondés. La difficulté résidera davantage dans l'organisation pratique des évacuations.»
Il n'empêche, les conséquences pour les particuliers sont multiples, souligne le PPRI : inondation des routes, des logements, des caves, coupures d'électricité, de gaz, de téléphone, perturbations dans l'alimentation en eau potable, remontées d'eau dans les immeubles par les réseaux d'égouts, risques d'incendie par court-circuit, arrêt des transports en commun souterrains...
La facture serait naturellement colossale. «Le risque économique est considérable en raison de l'ancienneté de l'urbanisation de Paris, de la densité et de la continuité de son bâti, ainsi que de la mixité des usages entre logements, commerces et services.» On estime le coût d'une telle catastrophe sur la région Ile-de-France entre 4,5 et 12 milliards d'euros. Pour tenter de le réduire, le PPRI définit un certain nombre de précautions à prendre parmi lesquelles la limitation de constructions neuves dans les zones inondables ou l'interdiction de stocker des biens sensibles ou coûteux dans les niveaux inondés pour les bâtiments existants. Mais il tolère la constructibilité dans un certain nombre de secteurs stratégiques pour le développement économique ou social de la capitale (ZAC Paris-Rive gauche, partie sud de la ZAC André-Citroën, dalle Beaugrenelle, ancien hôpital Boucicaut, Grand Palais, etc.).
Le rapport sur le débordement du fleuve, dressé par la CCIP, vient d'être réactualisé Cent mille entreprises concernées
 Marie-Douce Albert [14 mars 2003]
 Janvier 1910. La navigation sur la Seine est suspendue, deux des neuf usines de production de gaz de Paris et de sa périphérie sont fermées, les tramways électriques sont à l'arrêt et un tiers des lignes téléphoniques de la capitale sont hors service. Dans l'ancien département de la Seine, 190 entreprises ont stoppé les machines et les dégâts causés par la crue du fleuve s'élèvent à 8 milliards de francs (1,22 milliard d'euros).
Aujourd'hui, une telle catastrophe est susceptible de se reproduire et provoquerait au minimum 4,6 milliards d'euros de dommages sur l'ensemble de l'Ile-de-France. Or «la moitié concernerait des dommages aux activités», alerte un rapport de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP).
Intitulé «Entreprises et risques de crues à Paris et en petite couronne», ce document, qui vient d'être réactualisé (1), rappelle que «les inondations peuvent se transformer en catastrophe pour l'activité économique : elles peuvent paralyser et/ou endommager l'outil de production, empêcher l'accès aux entreprises comme leur approvisionnement».
Michel Valache, son rapporteur, estime à plus de 100 000 le nombre d'entreprises concernées par le risque. «Il est sûr qu'en premier lieu, on pense aux vies humaines, admet-il. Mais les conséquences sociales sont énormes.» Et d'évoquer les répercussions sur les salaires, l'emploi... Son texte émet donc un certain nombre de propositions en matière d'urbanisme, d'entretien des cours d'eau ou d'études à mener. La CCIP se propose par exemple de recenser précisément les entreprises situées en zone inondable.
Le rapport insiste également sur l'information et la prévention. Certes, «les chefs d'entreprise sont maintenant plus sensibilisés car il y a eu une médiatisation, reconnaît Michel Valache. Mais comme nous sommes fin mars, qu'il fait beau, le soufflé est retombé.» Alors la CCIP lance actuellement une campagne en diffusant une plaquette auprès d'entreprises situées en zones potentiellement inondables (2).
Chaudière à surélever, utilisation de matériaux qui préservent de l'eau, stocks et véhicules à déménager, mise à l'abri des substances toxiques ou encore séchage des locaux : des conseils succincts sont d'ores et déjà dispensés pour prévenir ou gérer la crise et son après. Ils seront complétés ensuite par un guide pratique, vers l'automne prochain, et dans les prochains mois d'un questionnaire d'autoévaluation qui permettra aux sociétés de mesurer leur vulnérabilité. L'idéal, pour Michel Valache, serait de faire «un diagnostic par entreprise et d'élaborer avec leurs dirigeants le programme des aménagements dont elles ont besoin».
(1) Consultable prochainement sur Internet : www.ccip.fr/etudes
(2) Sur Internet également lundi sur www.environnement-info.ccip.fr
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-16 12:35:00
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ILE DE FRANCE
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Jeudi 27 février 2003
LOGEMENT
27 Février 2003 - SOCIETE
Assises. La région a plaidé pour une décentralisation des aides pour lutter contre la pénurie de logements.
Avec trois logements pour mille habitants, la région parisienne se trouve désormais en avant-dernière position en termes de mises en chantier par rapport à sa population. Alors qu'il y a dix ans la production était de deux mètres carrés d'habitation pour la moitié de bureau, elle est aujourd'hui au même niveau dans les deux secteurs. D'année en année, les chiffres de la construction connaissent une baisse préoccupante. Trente-deux mille logements ont vu le jour en 2002 - le plus mauvais score enregistré depuis la publication des statistiques en 1975 - soit 20 % de moins que l'année précédente et 34 % de moins si l'on compare à 1998. Selon une étude de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région ×le-de-France (IAURIF), 12 % de Franciliens se déclarent mécontents de leur logement et 33 % des ménages souhaitent déménager.
Pour autant, l'attrait du territoire ne s'est pas démenti dans la période ce qui a entraîné une forte hausse des prix à la vente (+ 7 % par an depuis 1997). Les prix varient considérablement selon les départements qui composent la zone francilienne, Paris valant plus du double que la Seine-Saint-Denis. Le tableau n'est pas plus réjouissant en ce qui concerne le secteur locatif. Dans la capitale comme en banlieue, les loyers ont progressé de près de 50 % en dix ans. Une hausse largement supérieure à celle des prix à la consommation (27 %) et même de l'indice du coût de la construction (+ 20 %).
Dans le secteur des HLM, l'IAURIF note un accroissement de la demande avec 315 000 ménages sur liste d'attente pour un parc évalué à plus d'un million de logements. Depuis plusieurs années, près de la moitié des demandes sont renouvelées. Mardi, lors des deuxièmes assises du logement en ×le-de-France, le conseil régional a réclamé d'urgence la décentralisation de la distribution des aides à la pierre pour développer la construction et réduire la crise qui règne sur le marché de l'habitat. Cette mesure consisterait à répartir les dotations au niveau des régions qui, elles-mêmes, les redistribueraient aux communes. Actuellement, ce sont toujours les préfets qui reçoivent ces sommes au niveau des départements. " Le transfert des aides à la pierre au profit des régions en matière de prise de décision permettra de simplifier les processus et d'ajuster les aides aux situations locales pour renverser au plus vite la pénurie actuelle ", a plaidé Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région ×le-de-France.
Ludovic Tomas
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-27 13:30:59
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ILE DE FRANCE
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Dimanche 16 février 2003
PARIS
| Les chewing-gums, fléau du bitume |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
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De gauche à droite et de haut en bas : avenues des Champs-Elysées, de Clichy , boulevard Saint-Michel, Forum des Halles, boulevard de Belleville, place de la République, le 13 février. (LP/ALAIN AUBOIROUX.) |
LES RUES de Paris seraient-elles plus propres l'hiver, ou l'état des trottoirs est-il vraiment le résultat des efforts des services de la propreté de la Ville de Paris ? Il est vrai que ces jours-ci la température ne se prêtait pas au pique-nique... Mais parmi les six sites que nous regardons à la loupe depuis quatre mois, difficile de trouver des papiers gras sur le bitume en plein après-midi, des Champs-Elysées (VIII e ) à l'avenue de Clichy (XVII e ), sauf dans les quartiers nord-est notamment à Belleville (XIX e /XX e ). Même les crottes de chien se font rares ! La seule que nous ayons découverte, jeudi à 16 heures, face au n o 2 de la rue Montmartre (I e r ) à deux pas du Forum des Halles, était... dans le caniveau. Mais ce n'est pas encore suffisant. La règle est bien « le ramassage » des déjections ! Reste les chewing-gums : écrasés sur le pavé par des millions de semelles, ils sont littéralement incrustés dans le sol ! A la longue, les trottoirs en seront peut-être totalement recouverts. A moins que la municipalité décide de verbaliser ceux qui jettent leur gomme par terre ! Avenue des Champs-Elysées (VIII e ). Ici, la soi-disant plus belle avenue du monde fait honneur à sa réputation : difficile de dénicher le moindre papier au sol, même sous les bancs (ornés de quelques graffitis). Les touristes sont respectueux. Jeudi à 15 h 30, seul un joli sac en papier violet, ayant contenu quelque viennoiserie, ornait les dalles du trottoir (elles aussi mouchetés de chewing-gums) face à la boutique Disney. Avenue de Clichy (XVII e ). Dans ce quartier très passant et très commerçant de la capitale, on ne s'attend pas à trouver des trottoirs si bien balayés, quand aux sacs verts accrochés aux arceaux, quasiment vides, ils ont visiblement été remplacés peu de temps avant notre passage. Restent quelques cartons et quelques palettes en bois, déposés au pied d'un arbre ou d'une corbeille, des sacs-poubelle bleus à l'angle de la rue des Moines, ou encore un balai, symboliquement abandonné contre une corbeille. Seule tache dans ce tableau presque idyllique : un matelas déposé sur le trottoir près de la poste, devant le n o 147 de l'avenue, à côté d'un empilement d'échafaudage. Boulevard Saint-Michel (V e /VI e ). Premier bon point : pas de trace de gobelet ni de boîte en carton devant McDo. Mais les trottoirs, très fréquentés par une population plus hétérogène que sur les Champs-Elysées, sont un peu moins propres : quelques papiers et mégots traînent ça et là. Quelques cartons ou sacs en plastique ont également été déposés au pied des corbeilles. Et on surprend un automobiliste, garé dans le couloir de bus devant une cabine téléphonique, jeter un papier par terre avant de reprendre le volant... Aux abords du Forum des Halles (I e r ). Les allées du jardin des Halles sont impeccables, les trottoirs des rues voisines sont dans l'ensemble assez propres. Seul point noir : « la » crotte de la rue Montmartre. Mais comme nous n'avons pas repéré de « Sani canin » (les toilettes pour chiens) dans les environs, le propriétaire à au moins le mérite d'avoir conduit animal domestique dans le caniveau... Boulevard de Belleville (XX e ). Papiers dans les caniveaux et sur les trottoirs, saletés sur la terre des arbres... Vu sous l'angle de la propreté, ce quartier se distingue vraiment des cinq précédents. Près du n o 132, un SDF, les doigts engourdis par le froid, fouille dans un amoncellement de tissus, cartons et autres détritus. Un peu plus loin, le long de la rambarde de la bouche de métro Couronnes a été posé un matelas. Au cas où quelqu'un voudrait le récupérer... Place de la République (III e , X e , XI e ). Gros contraste ici, entre les trottoirs, à peu près nets, et les pelouses. A croire que les passants les confondent avec des corbeilles... Et les camionnettes des services de la propreté ne sont pas encore passées : au pied des sacs, presque vides, des arceaux verts, trônent des sacs pleins et ficelés, prêts pour la collecte. En revanche, pas un papier ni un gobelet ne traîne devant le kiosque du marchand de beignets et de crêpes installé face au manège.
Florence Hubin
Le Parisien , samedi 15 février 2003
Propreté.
| Ces drôles de machines qui nettoient la capitale |
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Tous les mois, nous inspectons six lieux de Paris - est l'occasion de découvrir ces drôles de machines qui nettoient rues et trottoirs. A commencer par la petite dernière, le Piktou, qui va être testée ces jours-ci dans le XIXe arrondissement.
Applaïd, Piktou, laveuses de chaussées et autres balayeuses de trottoirs font chaque jour leur travail de nettoyage des rues de Paris. La Ville possède un parc de près de 1 000 véhicules - sans compter les engins des entreprises privées prestataires de service -, rien que pour balayer et laver à grands jets d'eau les kilomètres de rues et de trottoirs. « La propreté est une véritable industrie », affirme Yves Contassot, adjoint au maire de Paris chargé de ce dossier. Fini le simple balais tenu à bout de bras par les cantonniers. Désormais la technique est entrée en action : rampes orientables, pompes à piston ou multicellulaires, pistolets hydroliques font le travail, actionnés par les 6 000 agents de la ville. Les formes et les allures de ces drôles de machines ont de quoi étonner... « Certaines sont tellement sophistiquées que le coût d'entretien est vraiment trop élevé », reconnaît cependant Yves Contassot, qui souhaite dorénavant faire acheter des machines plus simples. L'année dernière, déjà, il a bloqué les achats des plus gros engins. « Pas question de faire rouler des camions avec des moteurs au diesel. Il faut commander uniquement des machines à gaz ou électriques », affirme-t-il. Le message est lancé. Et cette année, les commandes vont à nouveau être passées pour 10,6 millions d'euros. D'autant plus que 92 anciens véhicules de la ville seront prochainement revendus aux enchères afin de renouveler le parc. La réorganisation des équipes est aussi annoncée. Le XIX e est un « arrondissement pilote » à plus d'un titre. Le test des nouveaux « engins aspirateurs autotractés » commence aujourd'hui. Depuis le 1 e r janvier, la totalité des agents des services de nettoyage sont des employés de la ville. C'est la première « remunicipalisation » de la propreté, souligne-t-on à l'Hôtel de Ville, avec l'espoir de voir les résultats rapidement sur le terrain. Le ramassage des poubelles, le balayage des trottoirs se font maintenant ici sept jours sur sept... avec balais et bientôt des Piktou.
Eric Le Mitouard
Le Parisien , samedi 15 février 2003
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ericjeanloicbreton |
| 2003-02-16 12:23:41
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ILE DE FRANCE
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Jeudi 6 février 2003
GASTRONOMIE
TERROIR Un comité de promotion des produits franciliens vient d'être créé
 Le Brie de Meaux fera partie des produits labelisés. (Photo B. Decout/Réa.)
| L'Ile-de-France soigne sa gastronomie
 H. G. [06 février 2003]
 Bries de Meaux et de Melun, volailles de Houdan, cresson de l'Essonne, menthe de Milly-la-Forêt, miel du Gâtinais, bière de Brie, saucissons de Paris, coquelicots (bonbons) de Nemours : les produits franciliens sont de qualité mais peu connus. La situation pourrait changer avec la création par la région et la chambre régionale d'agriculture d'un comité de promotion baptisé Terroirs et saveurs d'Ile-de-France. «La région francilienne était la seule à ne pas avoir ce type de comité. Nous avons attendu quinze ans avant de pouvoir l'organiser», explique Michel Caffin, président du comité et de la chambre régionale d'agriculture.
Doté d'un petit budget de départ et animé par quatre personnes, le comité va remplir trois missions. D'abord promouvoir les produits gastronomiques franciliens, très nombreux. Cela passe par la participation à des salons professionnels comme le Salon de l'agriculture, par un travail à l'exportation et enfin par un partenariat avec la distribution et la restauration.
Le deuxième axe est de développer les filières régionales pour élaborer des produits de qualité, en créer de nouveaux, et constituer un patrimoine gastronomique en éditant des livres de recettes et des guides touristiques. Bien sûr, l'effort de qualité peut rejaillir positivement sur la demande touristique (trente-six millions de touristes en Ile-de-France annuellement). En particulier sur le tourisme vert, aux portes de Paris (trois parcs naturels régionaux, 5 000 kilomètres de chemins de randonnée). Enfin, dernière mission du comité : communiquer, c'est-à-dire faire de la publicité sous toutes ses formes.
Dans un contexte où les régions sont de plus en plus en compétition européenne, le conseil régional semble bien voir son intérêt. «Les produits et la région, c'est la même chose. En les vendant, on vend en même temps la région. Mieux : grâce à eux, nos habitants s'identifient plus facilement à leur territoire», explique Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional.
Outre cet effort d'image et de notoriété, l'enjeu du comité est évidemment économique. En Ile-de-France, l'agriculture couvre plus de la moitié du territoire, avec une vingtaine de terroirs, dont pour les Yvelines : le Drouais, l'Yveline, la Beauce, le Hurepoix, la plaine de Versailles, la vallée de la Seine, le Vexin, la ceinture de Paris.
Avec six mille exploitations agricoles (trente mille emplois), l'agriculture francilienne atteint un chiffre d'affaires de 900 millions d'euros. Enfin, l'Ile-de-France est la troisième région agroalimentaire, après la Bretagne et les Pays de la Loire, avec vingt-deux mille emplois et 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:05:31
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GASTRONOMIE, ILE DE FRANCE
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