FRANCE par ERIC JL BRETON - RACISME
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Vendredi 21 mars 2003

RACISME
La France se mobilise contre le racisme
Dernière mise à jour : 21-03-2003 | 18:00

Luc Ferry en compagnie d'un jeune. Photo AFP.


Depuis 1967, l'Organisation des Nations unies (ONU) a décrété le 21 mars "Journée internationale de lutte contre le racisme". Cette date commémore le jour au cours duquel la police a tué 69 personnes à Sharpeville en Afrique du Sud en 1960. La France, cette année plus que tout autre, se mobilise pour sensibiliser à la lutte contre toute forme de discrimination. "Profitons de cette journée mondiale contre le racisme pour parler du respect de l'autre. C'est important qu'on dise aujourd'hui qu'on est pour la paix et donc contre le racisme" a souhaité le Premier ministre à l'issue de la conférence des villes, vendredi 21 mars.

M. Raffarin a appelé les jeunes à se dresser contre ce "vrai cancer de nos sociétés". Le Chef du Gouvernement a fait référence aux manifestations d'opposition à la guerre qui se sont déroulées jeudi 20 mars. "Il est très important que tous les jeunes Français profitent de leur émotion contre la guerre, de leur combat pour la paix pour en faire aussi un combat contre le racisme, contre l'antisémitisme". "Combattons le racisme partout où il est. N'acceptons pas la banalisation de l'injure raciste, n'acceptons rien qui remette en cause le respect de l'autre, la tolérance" a-t-il affirmé. Il a cependant demandé à ce que ces manifestations se déroulent dans le calme : "quand on se bat pour la paix, on se bat avec calme, avec sérénité".

Le Premier ministre avait déjà souligné avec force, jeudi 20 mars devant les ministres réunis à Matignon sur la guerre en Irak, qu'il "ne [devait] pas y avoir d'identifications communautaires en France au conflit au Moyen Orient". Il a demandé aux ministres de "prendre des initiatives" à l'occasion du 21 mars. En France, cette journée s'inscrit dans le cadre de la semaine nationale contre le racisme, organisée du 17 au 23 mars.

Sensibiliser les jeunes à la lutte contre le racisme

De multiples activités (concerts, débats, expositions, lectures, concours de dessins, envois de cartes postales, etc.) pour découvrir et mieux connaître la diversité et la richesse des cultures et des civilisations sont au programme pour cette Semaine nationale contre le racisme. Elles permettront de sensibiliser les plus jeunes au problème du racisme pour qu'ils ne grandissent pas dans une société fondée sur l'intolérance et l'exclusion.

Parrainées par le ministère de la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche, ces initiatives sont organisées par un Collectif composé de 24 organisations qui, depuis des années, se mobilisent pour éduquer contre le racisme (voir le programme de la semaine contre le racisme à l'école sur le site du ministère de l'Education. Pour connaître les événements dans votre région).

Les mesures du Gouvernement ne s'arrêtent cependant pas à une journée par an. Des mesures concrètes ont été prises, en direction des jeunes à l'école. Des mesures spécifiques pour lutter contre le racisme et l'antisémitisme à l'école ont ainsi été annoncées par Luc Ferry, ministre de l'Education et Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire.

Dans les établissements scolaires, des principes doivent être réaffirmés, tel celui qui unit la laïcité à la tradition républicaine des Droits de l'Homme. Tout être humain doit être respecté en lui-même, peu importe sa communauté d'appartenance en terme de religion, de langue, de culture (voir les 10 chantiers du ministère de l'Education dont l'un est d'assurer la paix à l'école).

Lors de son discours aux ministres le 20 mars 2003, le Premier ministre a insisté sur la nécessité urgente de "mobiliser les forces éducatives et les élus locaux pour qu'au plus près du terrain, le message de l'humanisme de la France soit entendu par tous".

"Contre le racisme qui est une plaie quotidienne, contre l'antisémitisme qui trouve de nouvelles sources, nous voulons affirmer notre acte républicain : il ne doit pas y avoir d'identifications communautaires en France au conflit au Moyen-Orient", a-t-il dit.

Dans un entretien au Point le 21 mars 2003, le Premier ministre s'est exprimé sur la discrimination antisémite et raciale. "Notre tradition intellectuelle est celle des droits de l'homme, d'un humanisme moderne (…) Notre vision du monde est celle d'un monde multipolaire qui conjugue les règles internationales et la diversité culturelles ?. Ceci nous impose d'être vigilants contre toutes les formes d'intégrisme, de racisme et d'antisémitisme dans notre pays ".

Resserrer la cohésion nationale autour des valeurs républicaines

Dès le mois de mai 2002, des mesures ont été engagées par le Gouvernement afin de lutter avec détermination contre les actes de racisme. Ainsi, des mesures de sécurité ont été mise en place pour protéger les synagogues et lieux de prière de la communauté juive. Ces lieux de culte ont en effet été victimes fin 2001-début 2002 d'une inquiétante montée du nombre d'actes antisémites. Après l'application de ces mesures, il a été constaté statistiquement une diminution de ces actes durant le second semestre 2002.

Par ailleurs, l'arsenal législatif a été renforcé avec l'adoption de la proposition de loi Lellouche fin 2002 afin de réprimer de tels actes.

Le 24 octobre dernier, le Premier ministre et François Fillon, ministre des Affaires sociales, du Travail et de Solidarité ont mis en place le Haut Conseil à l'intégration (HCI) et ont défini ses orientations. Le HCI vise à mener une réflexion sur différents axes dont l'un est la lutte contre les discriminations. Il pourra faire toute proposition utile aux questions relatives à l'intégration sur demande du Premier ministre (voir l'article "Intégration : les orientations du Gouvernement", 25 octobre 2002).

Jean-Pierre Raffarin appelle les jeunes à combattre le "cancer" du racisme

PARIS, 21 mars - 13h55 (AFP) - Jean-Pierre Raffarin a appelé vendredi les jeunes à faire du combat contre la guerre un combat également contre le "vrai cancer" du racisme et de l'antisémitisme, au moment où la guerre en Irak pourrait susciter des tensions entre communautés en France.

"Profitons de cette journée mondiale contre le racisme pour parler du respect de l'autre. C'est important qu'on dise aujourd'hui qu'on est pour la paix et donc contre le racisme", a déclaré le Premier ministre en marge de la troisième conférence des villes.

La France, a-t-il poursuivi, est "forte de ses convictions, elle doit être sereine dans ses comportements". "Il est très important que tous les jeunes Français profitent de leur émotion contre la guerre, de leur combat pour la paix pour en faire aussi un combat contre le racisme, contre l'antisémitisme", qui sont un "vrai cancer de nos sociétés".

"C'est dans la vie quotidienne qu'il faut vivre l'anti-racisme, qu'il faut lutter contre l'antisémitisme. Quand on se bat pour la paix, on se bat avec calme, avec sérénité", a ajouté M. Raffarin, appelant ainsi à ce que les manifestations anti-guerre se déroulent sans incident.

"Combattons le racisme partout où il est. N'acceptons pas la banalisation de l'injure raciste, n'acceptons rien qui remette en cause le respect de l'autre, la tolérance. Aujourd'hui on peut parler fort, mais calmement", a-t-il insisté.




ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-21 13:18:34
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Vendredi 28 février 2003

RACISME
FSU et SNES
contre Ferry
Les deux syndicats s'indignent des propos tenus jeudi par le ministre, qui a dénoncé une "tolérance" de certains enseignants pour de nouvelles formes d'antisémitisme en milieu scolaire.

 
Luc Ferry (AP)
 
La FSU, principal syndicat enseignant, et le SNES, première organisation pour le secondaire, s'indignent des propos du ministre de l'Education nationale Luc Ferry qui a dénoncé jeudi une "tolérance" de certains enseignants pour de nouvelles formes d'antisémitisme en milieu scolaire.
"Sur quels faits le ministre fonde-t-il ce jugement?", s'interroge le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) dans un communiqué. "Laisser supposer une complicité du milieu enseignant ou même une tolérance de propos racistes et antisémites, c'est reporter sur les enseignants la responsabilité de problèmes dont ils sont plus souvent les victimes que les responsables."

"Des incidents marginaux"

Le SNES, qui "s'indigne" des propos du ministre, reconnaît que le contexte international et les tensions du Moyen-Orient "ont conduit ici et là à des actes et des propos relevant du racisme", mais le syndicat "s'étonne de l'ampleur médiatique donnée par des ministres en charge de l'éducation à des incidents qui restent marginaux".
De son côté, la Fédération syndicale unitaire (FSU) "considère comme inacceptables et totalement infondés les propos tenus par le ministre à l'encontre des enseignants".

"Des boucs émissaires"

"Ce n'est certes pas en faisant des enseignants les boucs émissaires d'une situation internationale tendue et d'une politique de la ville carente qu'on contribuera à aider certains établissements scolaires à retrouver un climat serein."
Lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé des mesures pour lutter contre les dérives communautaires et l'antisémitisme en milieu scolaire, Luc Ferry a jugé "inquiétante" l'apparition "de nouveaux visages de l'antisémitisme qui bénéficient parfois d'une certaine tolérance" de la part d'adultes, dans une mise en garde voilée à certains enseignants ou personnels scolaires.

Le CRIF satisfait

Le conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a en revanche salué vendredi des mesures annoncées par Luc Ferry et Xavier Darcos. "Le plan d'action annoncé répond avec force au constat inquiétant de la menace d'une dégradation des valeurs de la République", affirme le CRIF, qui "espère que cette prise de conscience et que la mise en oeuvre des efforts de tous les intervenants concernés permettent que le milieu scolaire retrouve toute sa force d'intégration et d'apprentissage des fondements de la tolérance et de la laïcité". (avec AP)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-28 13:07:30
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Jeudi 6 février 2003

ANTISEMITISME

 

Non, la France n’est pas un pays antisémite. Mais l’antisémitisme s’y développe. Une judéophobie hier refoulée, aujourd’hui décomplexée. Et parfois violente. Elle se concentre dans un milieu bien précis: cette fraction de la communauté arabo-musulmane qui, entre frustration sociale et solidarité avec la cause palestinienne, trouve dans la détestation du juif un exutoire à son mal de vivre, une revanche sur l’histoire. Claude Askolovitch a enquêté sur cette poussée de haine, d’autant plus redoutable que la société a trop tardé à la combattre, faute d’oser la désigner

Antisémitisme: Ce qu’on n’ose pas dire Pourquoi le mal court «Marre de la Shoah!» Etre juif en terre d'islam Scandale à l’égyptienne Palestiniens contre l’antisémitisme

 

 


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-06 13:03:49
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FRANCE par ERIC JL BRETON - RACISME